Historique

Historique du locataire 

De 1898 à cette année 2018. 

L’établissement scolaire dénommé « Institution Saint-Louis » (1898 à 1945) puis « Ecole Saint-Louis » (1945 à 1995) fut administré par la SCI du Château de Montargis de 1933 à 1958 et ensuite par une AEP (association laïque) avec l’accord des actionnaires de la SCI du château de Montargis (1959 à 1995). Depuis 1994 par un Ogec relevant de l’évêque du lieu (Orléans) prit la suite de l’AEP, et cela sans l’accord des mêmes actionnaires.

L’établissement scolaire privé Saint-Louis, sous ces différentes appellations, a été détenteur de différents baux pour les plus récents de la manière suivante :  un bail de 3,6,9 années reconductible de 1958 à 1991 pour un montant « équivalent euro » annuel de 28 300 €, puis un prêt à usage de 1991-2001 pour un loyer annuel  « équivalent euro » de 125 € par an, et enfin un  bail emphytéotique de 2001 à 2026 qui expirera précisément le 31 mars 2026 pour un montant de loyer  annuel de 30 000 € H.T.

Du fait de la présence comme actionnaire majoritaire du Fonds de dotation château royal de Montargis et de ses obligations légales,  il a été décidé fin 2010 avec la direction diocésaine du Loiret représentée par son Directeur d’alors, Monsieur Raphaël Ortega (autorité de Tutelle de l’Ogec Saint-Louis), de préparer un nouveau bail. Le bail actuel a été dénoncé comme convenu en 2011 et en juin 2012 les contours du nouveau bail ont été fixés :

Des événements stupéfiants allaient interrompre l’établissement de ce futur bail en novembre 2012 : des malversations (escroqueries) commises par l’Ogec Saint-Louis à l’encontre de la SCI du château de Montargis l’engageant à son insu.

Néanmoins la SCI du château de Montargis notifiait à l’Ogec Saint-Louis, par huissier, le 27 février 2015, la fin du bail emphytéotique  – qui légalement ne se renouvelle pas  –  afin de permettre à cette association gestionnaire, soit de quitter les lieux avec l’établissement scolaire qu’elle administre, soit d’accepter le bail à équivalent loyer (conforme aux recommandations de la FNOGEC, association fédérative au niveau national des Ogec) dont les discussions ont été arrêtées pour des motifs graves exposés ci-après.

« Certains rapportent que lorsque Clovis amena le royaume franc jusqu’au bord de la Loire, il ne fut pas sans remarquer l’importance de cette butte», écrivait Marie-Antoine Mathieu, professeur qui écrivit une « Histoire du Château ».

Histoire du château royal de Montargis

Essayons d’évoquer succinctement tous ceux qui y vécurent ou contribuèrent à la vie de ce château. Deux cents après Clovis, quelques protagonistes apparaissent :

En 932 : La maison des Ingelgeriens (première maison d’Anjou) avec les Foulque « le Roux » (870-942), « le Bon »(928-958), « le Noir » (987-1040), « le Rechin » fils cadet de Geoffroy II Ferreol Comte du Gâtinais (1043-1109), puis les comtes d’Orléans notamment Robert 1er (865-923) famille qui donnera Hugues Le Grand, roi des Francs puis Hugues Capet (956-987) possédèrent ce château.

Vers 1020, de l’union de ces familles naît une fille : Hildegarde, Hildegarde Hérou dite « Hildegarde de Gâtinais » (1041-1069) qui est la première châtelaine de Montargis en titre. Elle épouse Jocelin de la famille des comtes de Sens.

En 1069, au décès de son épouse, Jocelin devient Seigneur de Montargis puis il épouse Isabelle de Monthléry. De cette union nait un fils, Miles, qui aura un fils, Renaud qui portera le non de Courtenay-Sens.

En 1139, la fille de Renaud, Elisabeth, épouse Pierre, fils cadet du Roi Louis VI le Gros. Pierre créé la Famille de Courtenay-France, il est appelé Pierre 1er de Courtenay. Son fils Pierre II de Courtenay deviendra empereur latin d’Orient (empereur de Constantinople). Les premières tours du château entourent maintenant le donjon et la chapelle Sainte-Marie. C’est la résidence des Courtenay-France, la première période de gloire du château de Montargis débute vers 1150.

En 1188, Pierre II, son fils cède le Château au roi Philippe-Auguste qui crée cette puissante forteresse-palais où il aime y résider. Il offre ce domaine à son fils, le futur Louis VIII et celui-ci à son fils, Louis IX, Saint-Louis  qui passe sa jeunesse et sa vie d’adulte en ses murs. Il y résidera 34 fois avec sa famille et la Cour et notamment son chapelain, l’abbé de Sorbon. A nouveau possession du fils de Saint-Louis, Philippe III le Hardi et on puis du fils de celui-ci, Philippe IV, plus connu sous le nom de «Philippe le Bel », passent leur enfance aussi en ses murs.

En 1328 Philippe de Valois devient Roi sous le nom de Philippe VI. Il conserve pour lui le Château.

En 1350, Jean II le Bon, son fils, en devient propriétaire mais y réside peu,.

En 1364, Charles V devient Roi. Nous lui devons la rénovation de la grande salle du château que Peiresc nous décrira en 1616 et l’édification du pont-levis en avant des tours des Courtenay. Il place une horloge monumentale,  la seconde de France, sur une des tours de la grande salle. L’autre horloge qui lui est contemporaine existe encore, c’est celle du Palais de Justice de Paris. Plus tard Victor Hugo décrira ce lieu.

En 1380, Charles VI y séjourne. Vers 1395, il attribue la châtellenie de Montargis en douaire à son épouse Isabeau de Bavière. Il le lui retire pour le duc d’Orléans. Ce dernier  l’occupe dès 1404 mais il est assassiné en 1407 par Jean Sans Peur. Charles VII devient roi.

En 1427 Dunois, fils bâtard du Duc d’Orléans assassiné, libère le château  du siège des Anglais. Cette bataille est célèbre. Le duc de Suffolk, William Poll ou Guillaume de La Pole, ainsi que son frère John sont défaits à Montargis. Un lieutenant du Batard d’Orléans, Gaillardin, ramasse l’étendard du comte de Warwick, cet étendard sera brulé en 1791. Cette bataille gagnée par les français empêcha les anglais de poursuivre leur route vers la Loire et ainsi de gagner Bourges où se tenait la cour du Dauphin, le futur Charles VII. Cette bataille est la première victoire de la guerre de Cent ans, début d’une longue série de victoires remportées par Sainte Jeanne d’Arc afin de faire couronner le Dauphin « le petit roi de Bourges » sous le nom de Charles VII.

En 1431, le château est conquis par trahison, Un nouveau châtelain s’installe : François de Surienne dit « l’Aragonais » qui reconstruit la vieille tour. En 1438, contre espèces, il quitte le château.

De 1432 à 1483 Charles VII ne fit qu’y passer, ainsi que Louis XI.

En 1483 Charles VIII « s’y délectait fort ». Son cousin Louis d’Orléans, Louis

En 1498 Louis XII devenu Roi  n’y vint jamais. Sous son règne il préfère Blois à Montargis. Période triste en effet dans la mesure où Louis XII fait revisiter ses châteaux favoris par les artistes italiens, c’est l’époque du début la Renaissance en France.

En 1515, François 1er, gendre de Louis XII et beau-frère de Renée de France est sacré Roi à Reims le 1er janvier 1515.

En 1560, à la suite du décès de son époux, le duc de Ferrare, Hercule d’Este et du renvoi de Ferrare par son fils en raison de son appartenance non officielle au protestantisme, Renée de France, fille de Louis XII, belle-sœur de François Ier, récupère son titre de Châtelaine de Montargis et de duchesse de Chartres et s’installe au château où elle y mourut en juin 1575.Elle redonne un peu de vie au château pendant quelques lustres. En effet, à la mort du duc en octobre 1558, elle retrouve l’usufruit de sa dot composée du château de Montargis du duché de Chartes et du Comté de Gisors (rente de 25 000 livres) à la condition de vivre en bonne catholique. Son fils Alphonse II d’Este craint qu’elle ne respecte pas ses engagements et accepte qu’elle quitte l’Italie et se retire à Montargis. Après quelque temps passé à la cour de François 1er, son beau-frère, elle s’installe définitivement au Château de Montargis en 1560. Elle avait en effet reçu la châtellenie de Montargis à titre de compensation pour avoir renoncé à tout droit sur la Bretagne.

Elle fait appel à l’architecte réformé Jacques Androuet du Cerceau pour les transformations et réparations qui s’imposent dans son château. Là, elle poursuit une vie riche de contacts intellectuels et fait de Montargis un lieu d’accueil sur pour les Réformés. Elle se lie d’amitié avec l’amiral de Coligny et sa femme Charlotte de Laval.

En 1575, à son décès, le château devient propriété de sa fille Anne qui avait épousé en première noce François de Lorraine, duc d’Aumale et de Guise et en seconde noces Jacques de Savoie, duc de Nemours et Genevois. Anne décède le 17 mai 1607 et ses dettes sont si importantes que ses fils doivent se dessaisir du château à la demande du roi Henri IV en 1609

En 1609 Henri IV, à Montargis, s’occupe surtout du Canal de la Loire à la Seine, dit « canal de Briare » ou « de Sully » plutôt que de récupérer le château ; Son assassinat en 1610 interrompra ce souhait.

En 1612 Louis XIII acquiert auprès de Henri et Charles fils de la duchesse Anne de Nemours, le château et suit ainsi la volonté de son père de la rattacher à nouveau à la Couronne. Louis XIII  ne passe que quelques jours au château de Montargis.

En 1626, Louis XIII, le donne en apanage à son frère, Gaston d’Orléans.

En 1660, Philippe d’Orléans, son neveu et frère de Louis XIV, aménage le château en détruisant le donjon et la vieille église Sainte-Marie et crée l’allée que nous connaissons.

En 1701, à la mort de son père, Philippe dit Le Régent, devient châtelain de Montargis, Ducs de Chartres, d’Orléans, de Valois, de Nemours et de Montpensier. Il ne vint pas au château de Montargis de son vivant.

En 1723, Louis dit « le Pieux » devient à la mort de son père châtelain de Montargis, ducs d’Orléans, de Chartres de Nemours et de Montpensier. Il ne vint jamais au château de Montargis.

En 1752, Louis-Philippe Ier dit « le Gros » devient à la mort de son père châtelain de Montargis, ducs d’Orléans, de Chartres de Nemours et de Montpensier. Il ne vint jamais au château de Montargis.

En 1785, Louis-Philippe II, à la mort de son père, devient châtelain de Montargis, duc d’Orléans, de Chartres et de Nemours. Plus connu sous le nom de « Philippe-Egalité », nom qu’il se donna en 1792, séjourne au château qu’il transforme en partie en cotonnerie. Il est exproprié en 1792 et après avoir voté la mort de Louis XVI, ses anciens amis le font guillotiner le 6 novembre 1793. Le Château, sous sa gestion, devient « le mont cotonnier » dans la mesure où il y fit installer deux filatures, l’une dans la Grande Salle l’autre dans le manège (écuries du château).

En 1792, le château devient domaine national, la Ville de Montargis en devient propriétaire. Le maire se charge de le vendre rapidement au chancelier de Philippe-Egalité afin de ne pas faire supporter par l’impôt l’entretien de cet édifice en mauvais état.

En 1793, le chancelier du Duc, l’amiral de La Touche-Tréville, (deux fois vainqueur de Nelson devant Boulogne, mais qui meurt, hélas ! avant Trafalgar), achète une partie du Château à la Ville de Montargis. Comme il existe une filature qui emploie 400 ouvriers, celle-ci sauve le château de la démolition exigée en 1794 par le citoyen Lefiot, représentant du peuple ! ! !

En 1810, le château passe entre les mains de démolisseurs : acheté par Masse associé à Pichot, Chardon et Trémier, il devient carrière de pierres.

En 1840, il n’en reste plus rien sauf la partie actuelle, sauvée car ils ne purent en expulser une vieille locataire excentrique, la baronne Roger. La tour de l’horloge s’abattait en 1837, la veille de l’arrivée de la souscription que les Montargois avaient faite pour la racheter.

En 1896, la légataire des filles de Chardon vend le château à Madame de Clerval et à des sœurs Garde-malades.

En 1897, Madame de Cintré achète le château à Madame de Clerval pour abriter en ses murs une école d’éducation chrétienne, Ce fut les débuts de « l’Institution Saint-Louis » qui l’occupe depuis.

En 1919, le château est vendu par Madame de Cintré à Monsieur l’abbé Lane, supérieur de l’institution Saint-Louis.

En 1934, le château est vendu par Monsieur l’abbé Lane à la Société Civile Immobilière du château de Montargis qui n’aura cesse de le conserver tout en laissant dans les murs l’Institution Saint-Louis devenue son locataire.

Entre 1955 et 2009 diverses parcelles autour du château constituant une partie du Jardin d’agrément et les douves sèches, deviennent la propriété de la Ville de Montargis, de la Fondation Culture et Promotion et de la Région Centre, de même en 1985, certaines parties du château changent de propriétaires comme la Poterne qui devient propriété d’Hamoval ainsi que la propriété vendue aux sœurs garde-malades en son temps par la Légataire des filles Chardon. Une partie de cette propriété est cédée ainsi que les caves du château en 2004 et en 2009 par Hamoval à la Société Immobilière du Château de Montargis.

En 2005, la SCI du château de Montargis et les propriétaires du site s’unissent et créent l’association pour la sauvegarde des remparts du château de Montargis. Ils décident de conserver cette enceinte construite par Philippe Auguste, de restaurer les caves du XIIIème siècle construites par Charles V et la crypte de l’église Sainte Marie construire à la fin du XIème siècle sous le règne de la Famille de Courtenay-France, Empereur Latin d’Orient ainsi que les jardins d’agrément formant une collerette autour des douves sèches du château. Ces Jardins étaient un mélange de l’esprit médiéval et de l’art de la Renaissance ; Ils ont été réalisés à la demande de Renée de France par les italiens Jérôme et Luis Teste, devenus par la suite jardiniers du Roi et ce vers les années 1570.

En 2010, les remparts face à la ville sont restaurés ainsi qu’une partie du Jardin d’agrément formant une collerette autour du château.

Déroulement historique des baux pour la Parcelle AS 564

1934 à 1958 : la SCI gère les immeubles (baux commerciaux 3,6, 9 ans) et l’école verse un loyer fixé chaque année.

1958 à 1972 : bail 3, 6, 9ans, l’école verse un loyer très modique 10 000 AFF

1975 : entrée de l’AEP au capital de la société pour 21 parts

1984 : Création de l’Ogec saint-Louis qui « reprend » les 21 parts de l’AEP dissoute !

1984 à 1990 : prêt à usage sans versement de loyer

1990 à 2000 : prêt à usage d’une période de 3 ans renouvelable, loyer annuel de 1450 FF ou 150 €

2001 à 2026 : Bail emphytéotique loyer annuel H.T de 32 000 €